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Étude IBM : l’IA place la pensée critique au cœur des priorités des DRH, y compris en France

- En France, 66 % des DRH (57 % au niveau mondial) déclarent que la pensée critique est l’une des compétences les plus importantes à l’ère de l’IA.
- Près de la moitié (48 %) des employés français (60 % au niveau mondial) craint une érosion de ses compétences liées à l’IA, la pensée critique étant la compétence la plus fréquemment identifiée comme étant en déclin.
- Pourtant, près de la moitié des organisations (48 % en France et 46 % au niveau mondial) n’impliquent pas leur DRH dans la définition de leur stratégie IA.
sept 21, 2026

Paris, le 21 septembre 2026 – Une nouvelle étude mondiale de l’IBM (NYSE : IBM) Institute for Business Value met en lumière un décalage entre les compétences que les directeurs des ressources humaines (DRH) estiment nécessaires à l’ère de l’IA et celles que les salariés considèrent comme prioritaires. Alors que 84 % des DRH en France (71 % au niveau mondial) identifient la capacité à superviser, valider et corriger les résultats produits par l’IA comme la compétence la plus essentielle pour les employés, seuls 40 % des employés français (29 % au niveau mondial) considèrent le jugement comme une compétence importante.

L’étude*, menée dans le monde auprès de 1 500 DRH, dont 90 en France, et 8 800 employés, dont 200 en France, révèle que 48 % des employés français (60 % au niveau mondial) s’inquiètent de l’érosion de leurs compétences, la pensée critique étant la compétence la plus souvent citée comme étant en déclin. Dans le même temps, les DRH considèrent la pensée critique (66 % en France et 57 % au niveau mondial) et le jugement humain (41 % en France et 48 % au niveau mondial) comme faisant partie des compétences les plus importantes pour les collaborateurs.

Les résultats montrent également que les organisations qui créent le plus de valeur grâce à l’IA repensent le travail, les processus décisionnels et les compétences de leurs collaborateurs autour de l’articulation entre l’humain et la technologie. Au niveau mondial, les organisations qui définissent clairement les processus comme étant pilotés par l’humain, assistés ou exécutés par l’IA obtiennent une réduction des risques de 18 % et une amélioration de la qualité de 20 %. Pourtant, près de la moitié des organisations (48 % en France et 46 % au niveau mondial) n’impliquent pas leur DRH dans la définition de leur stratégie IA.

« L’IA transforme non seulement la manière dont le travail est réalisé, mais aussi les domaines dans lesquels les personnes peuvent apporter le plus de valeur », a déclaré Nickle LaMoreaux, Senior Vice President et Chief Human Resources Officer chez IBM. « À mesure que l’IA prend en charge davantage de tâches routinières et fondées sur les processus, les compétences propres à l'être humain deviennent encore plus importantes. Les DRH ont un rôle essentiel à jouer pour repenser le monde du travail de demain afin que les collaborateurs puissent se concentrer sur les domaines où ils peuvent avoir le plus d'impact. »

 

Autres enseignements clés :

 

Les inquiétudes liées à l’érosion des compétences renforcent l’importance du jugement et de la pensée critique

  • Parmi les employés français qui craignent une érosion de leurs compétences, 55 % d’entre eux (75 % au niveau mondial) affirment que l’IA a déjà commencé à dégrader au moins une partie de leurs compétences.
  • L’érosion des compétences figure parmi les principales préoccupations des DRH en France, citée par 56 % des dirigeants interrogés (46 % au niveau mondial).
  • En France, 33 % des employés (49 % au niveau mondial) et 66 % des DRH (57 % au niveau mondial) estiment que la pensée critique et la capacité à formuler et à cadrer les problèmes font partie des compétences les plus importantes à l’ère de l’IA.
  • Lorsque le jugement fait partie intégrante des méthodes de travail, 62 % des DRH, au niveau mondial, constatent une augmentation de la confiance des employés dans les décisions assistées par l’IA. À l’inverse, lorsque ce n’est pas le cas, 57 % d’entre eux observent une baisse de cette confiance.

 

Les lacunes en matière de responsabilité liée à l’IA ont un impact sur les employés

  • 35 % des employés français (43 % au niveau mondial) déclarent que lorsqu’un problème survient avec l’IA, ce sont eux qui en sont tenus pour responsables, tandis que 38 % des DRH en France (41 % au niveau mondial) estiment que les employés peuvent ne pas se sentir en confiance pour remettre en question ou ignorer les résultats fournis par l'IA.
  • En France, 31 % des DRH (36 % au niveau mondial) indiquent que le manque de clarté en matière de responsabilité complique le déploiement de l’IA.
  • Seuls 23 % des DRH français (28 % au niveau mondial) disposent d’une feuille de route commune avec la DSI, s’appuyant sur un rythme opérationnel partagé ; 83 % des DRH français (73 % au niveau mondial) déclarent éprouver des difficultés à assurer une coordination cohérente avec l’ensemble du comité de direction.
  • Au niveau mondial, lorsque le DRH partage la responsabilité des décisions qui doivent rester pilotées par l’humain, 76 % des employés se sentent en confiance pour remettre en question ou passer outre les recommandations de l’IA, contre seulement 43 % lorsque les RH jouent un simple rôle consultatif.

 

Les gains liés à l’IA créent de nouvelles pressions sur les collaborateurs

  • En France, 79 % des DRH (80 % au niveau mondial) estiment que l’adoption de l’IA génère un travail « invisible » pour les employés, notamment la validation des recommandations, la correction des erreurs, la mise en contexte et la gestion des exceptions.
  • 42 % des employés, en France et au niveau mondial, déclarent que l’IA accroît leur charge de travail ou que leur travail n'est pas reconnu à sa juste valeur.
  • 52 % des DRH français (42 % au niveau mondial) indiquent que les gains de productivité générés par l’IA sont principalement réinvestis dans l’innovation ou le développement de nouvelles compétences.

 

On attend des RH qu'elles mènent la transformation liée à l’IA, mais leur propre transformation peine à suivre le rythme

  • En France, 70 % des organisations (72 % au niveau mondial) utilisent peu ou pas l’IA au sein de leur fonction RH.
  • Les DRH évaluent comme particulièrement faibles les capacités de leur fonction RH en matière de maîtrise de l’IA au sein des équipes (14 % en France, 13 % au niveau mondial), de mesure de la performance des initiatives IA (12 % en France, 16 % au niveau mondial) et de conduite du changement liée à l’adoption de l’IA (14% en France, 20 % au niveau mondial).
  • Au niveau mondial, les organisations disposant de capacités matures en matière d'IA appliquée aux ressources humaines, notamment en termes de gouvernance, d’architecture et de mesure de la performance, sont près de deux fois plus susceptibles d’enregistrer un plus grand nombre d’indicateurs de performance métier positifs.

« Je souhaite montrer que les RH doivent jouer un rôle moteur dans cette transformation. Elles ne doivent pas seulement avoir une place à la table des discussions, mais bien participer activement à la conduite de cette transformation. » – Anne-Catherine Ropers, Group Head of Human Resources, Credit Agricole S.A.

 

Pour consulter l’étude complète : https://www.ibm.com/downloads/documents/fr-fr/17f55bdd44c4ea3d

 

L’étude inclut également les témoignages de DRH et de responsables des ressources humaines sur la manière dont les organisations s’adaptent aux changements induits par l'IA au sein de leurs effectifs. Une sélection de ces points de vue figure dans l’annexe ci-dessous.

 

*Méthodologie de l’étude

L’IBM Institute for Business Value, en collaboration avec Oxford Economics, a mené deux enquêtes complémentaires entre avril et juin 2026. La première a recueilli les points de vue de 1 500 DRH et dirigeants, dont 90 en France, responsables de la stratégie en matière de ressources humaines sur la manière dont ils conçoivent le travail, la culture et l’organisation du personnel dans une entreprise intégrant l’IA, couvrant 21 zones géographiques et 23 secteurs d’activité. Les dirigeants interrogés représentaient des organisations de tailles et de secteurs variés, avec un chiffre d’affaires ou un budget annuel compris entre 250 millions et 123,7 milliards de dollars, et comptant entre 200 et plus de 880 000 salariés. La seconde enquête a interrogé 8 800 employés à temps plein, dont 200 en France, dans 28 pays afin de recueillir leur expérience de l’IA au travail.                    Une analyse complémentaire a permis d’identifier les organisations qui transforment l’IA en moteur de croissance par rapport à celles qui s’en servent principalement pour réaliser des économies, en les segmentant selon leur maturité stratégique, leurs capacités et l'état de préparation de leur culture d’entreprise.

L’IBM Institute for Business Value, le groupe de réflexion d’IBM dédié au leadership d’opinion, associe recherches mondiales, données de performance et expertise d’analystes sectoriels et d’universitaires de renom afin de fournir aux dirigeants des analyses leur permettant de prendre des décisions éclairées.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.ibm.com/ibv.

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À propos d’IBM 

IBM est l'un des principaux fournisseurs mondiaux de Cloud hybride et d'IA, ainsi que d'expertise en matière de conseil. Nous aidons nos clients dans plus de 175 pays à capitaliser sur les connaissances issues de leurs données, à rationaliser leurs processus métier, à réduire leurs coûts et à acquérir un avantage concurrentiel dans leurs secteurs d'activité. Des milliers d’entités gouvernementales et entreprises dans des domaines d'infrastructures critiques tels que les services financiers, les télécommunications et les soins de santé font confiance à la plateforme Cloud hybride d'IBM et à Red Hat OpenShift pour impacter leurs transformations numériques rapidement, efficacement et en toute sécurité. Les innovations révolutionnaires d'IBM en matière d'IA, d'informatique quantique, de solutions Cloud spécifiques à certains secteurs et de conseil offrent des options ouvertes et flexibles à nos clients. Tout cela est soutenu par l'engagement de longue date d'IBM en matière de confiance, de transparence, de responsabilité, d'inclusivité et de service.

Pour en savoir plus : www.ibm.com/fr-fr

 

Points de vue de dirigeants :

« La fluidité sans jugement aide simplement une organisation à commettre des erreurs plus rapidement. » — Dr Amit Das, Director and CHRO, Bennett Coleman & Co. Ltd. (The Times of India)

« Plutôt que de nous demander quelle quantité de travail a été accomplie, nous nous demandons si l’IA a permis d’améliorer la qualité des décisions, la rapidité, l’expérience des employés, la satisfaction des clients et la performance de l’entreprise. » — Kristin Oliver, Chief Human Resources Officer, Hyatt Hotels Corporation

« Une culture d’entreprise axée sur l’IA et fondée sur le principe selon lequel les personnes constituent l’atout majeur de toute entreprise vous permettra de vous démarquer de vos concurrents. L’IA est un outil qui aide les individus à donner le meilleur d’eux-mêmes. » — Cecilia McKenney, Senior Vice President & CHRO, Quest Diagnostics

« Offrir à une organisation un cadre de transformation structuré relève pleinement de la mission des RH. C'est en fait le travail des RH auquel tout le monde aspire » — Geneviève Bich, Vice President - Human Resources (CHRO) et membre du conseil d’administration, Metro (Canada)

« Nous considérons le DRH et le CTO comme un duo de choc, car ils réunissent la stratégie en matière de talents et la stratégie technologique dans une même conversation. Ensemble, nous sommes les coarchitectes du travail. » — Ali Peek Bebo, CHRO, Pearson

 

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